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par l'état

Grade de
master
Visé bac+5

Bachelor reconnu par l'Etat, inscrit RNCP NIVEAU 6

 
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Jérémy Botton (ISTEC 1996), CEO de SPARTNER

Interview : Un parcours professionnel dans le monde du sport.

Jérémy, quel est ton parcours professionnel et surtout ton métier actuel ?

Mon parcours est relativement simple. J’ai fait pas mal de petits jobs étudiants, surtout dans des magasins textiles. Quand j’ai eu la chance de travailler à Roland Garros grâce à l’ISTEC en 1995 et 1996, je me suis tout de suite senti à l’aise dans cet univers des produits dérivés. De fil en aiguille, j’ai pu y faire un stage puis plusieurs CDD puis prendre petit à petit la responsabilité de la Griffe Roland-Garros. J’y ai passé 6 années formidables. J’y ai beaucoup appris auprès de personnes qui sont devenues des mentors. On m’y a fait confiance, et j’ai pu développer la Griffe et monter une super équipe.
J’ai ensuite rejoint le Groupe Amaury pendant 8 ans où j’ai pu travailler avec des personnes d’une très grande compétence pour des évènements extraordinaires au 1er titre duquel trône le Tour de France. J’y ai vécu « plusieurs vies » passionnantes pour terminer mes 3 dernières années au côté de Christian Prudhomme. Ce fut une aventure humaine formidable.
En 2010, une nouvelle ère s’ouvrait à la Fédération Française de Tennis, que j’ai réintégré en y retrouvant des amis et une équipe toujours aussi passionnée. Il fallait relever le défi de la réinvention de Roland Garros et de nombreux challenges. J’ai passé 7 années en tant que Directeur Général de la Fédération et de Roland Garros avec des souvenirs impérissables et la sensation d’avoir tout donné jusqu’au dernier point !
Après avoir été un intra-preneur auprès de ces institutions hors norme, je suis devenu entrepreneur. Je suis le Président d’une Société experte dans l’accompagnement opérationnel des acteurs du sport et de l’évènementiel sportif : SPARTNER – Sports Solutions Makers. Nous sommes 42 collaborateurs pour 21 M€ de CA. Je vois cela comme la 2ème partie de ma vie professionnelle.  Mon envie profonde est aujourd’hui de développer SPARTNER durant les 20 années à venir, d’en faire le leader européen dans son domaine et une entreprise où il fait bon travailler.

Comment t’es venue l’idée de créer SPARTNER ?

Je n’ai pas créé SPARTNER. La société existe maintenant depuis 20 ans. Elle a été reprise lors du dernier trimestre 2017 par un fond d’investissement français qui cherchait à la développer. Mais il fallait un dirigeant et un co-actionnaire. Je me suis jeté à l’eau !

Comment SPARTNER a agi face à la crise sanitaire du Covid-19 ? Y a-t-il des innovations qui ont été déployées et qui pourront être intéressantes à retenir pour l’avenir ?

Je n’ai rien fait d’exceptionnel, j’ai fait comme tous les dirigeants en m’occupant en priorité et en urgence de deux sujets clés : les finances et les collaborateurs. Il a fallu soutenir la société et la préserver financièrement, cela m’a bien occupé pendant les premières semaines. Mais je devais en même temps rassurer, informer puis continuer à « embarquer » les équipes de SPARTNER.
La deuxième phase a été de préparer la reprise pour faire de cette crise une opportunité. Nous y travaillons encore.
Donc pas d’innovation en particulier, juste du bon sens, de la sérénité, et de la transparence vis-à-vis des collaborateurs. La gestion de différentes crises lors mes expériences précédentes m’a sûrement aidé.

Comment gères-tu tes équipes, quel système as-tu mis en place ? Comment penses-tu que l’on peut obtenir l’adhésion et la motivation de ses équipes quand elles traversent une période compliquée ?

J’ai un peu répondu à la question précédente… Je crois beaucoup à deux piliers en termes de management : la transparence et l’exemplarité, c’est-à-dire expliquer les choses comme elles sont (ou comme vous les pensez), que ce soit à un collectif ou individuellement mais aussi « faire ce que l’on dit », bref montrer l’exemple. Cela parait banal, mais je vous assure que ce n’est pas fréquent dans le monde de l’entreprise.
J’ai donc communiqué régulièrement avec les équipes, soit via le relais des managers soit directement en essayant de casser la routine : café com via zoom, mails, vidéos, et j’ai aussi appelé tous les collaborateurs pour prendre de leurs nouvelles et en donner. Sur le fond, j’ai été très transparent sur la situation.
Mais l’activité est encore loin d’être revenue à la normale, nous sommes encore en activité partielle. Il faut que je m’efforce de continuer.

Quels conseils donnerais-tu aux étudiants et aux jeunes diplômés pour réussir dans le monde professionnel en perpétuel changement et avec les perturbations liées à cette période particulière ?

Tout dépend des motivations de chacun, même s’il est parfois compliqué de bien se connaître aussi jeune. Tout d’abord, je conseillerais de multiplier les « petits » jobs pendant le parcours étudiant, et en parallèle de voyager un maximum pour s’ouvrir à d’autres cultures.
Je suis aussi surpris parfois par le manque de persévérance de certains. On ne sait pas tout de suite si un job nous plait ou pas. Il faut une période d’adaptation, d’apprentissage. Ce temps peut être plus ou moins long. Mais le tout et tout de suite n’existe pas.
C’est très bien d’être en recherche de l’équilibre parfait : être bien payé, avoir un bon équilibre de vie, s’éclater dans son travail au sein d’une super équipe. C’est même tout à fait légitime ! Mais cela ne peut pas arriver tout de suite, tout simplement parce que cela dépend beaucoup de soi, de ses propres aspirations, de son expérience.
Même si cela me semble contraire aux tendances actuelles, je conseillerais donc de prendre son temps, d’essayer différentes expériences si nécessaires mais sur des temps assez longs pour qu’elles soient vraiment enrichissantes.

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui veulent comme toi entreprendre ?

Je pense qu’entreprendre n’est pas une fin en soi.

Quel est votre moteur ? Vous êtes passionné par un secteur (la tech par exemple) ? Votre motivation première est l’argent ? Vous êtes un bâtisseur ? …

Il est très important de savoir ce qui vous motivera tous les matins, et même à chaque minute de la journée. Car tous les entrepreneurs subissent des revers, des échecs, des galères. Et c’est vous qui tirez les wagons de l’entreprise, qui motivez les collaborateurs, qui animez tout l’écosystème (clients, fournisseurs, actionnaires…).
Ensuite, et c’est une évidence, il faut entreprendre dans un domaine soit que vous maitrisez, soit, avec plus d’expérience derrière vous, qui vous inspire beaucoup.

Et dernier conseil : quand on entreprend, il faut dès le départ assumer le risque d’échouer. Avec toutes les conséquences que cela comporte.

Quel est ton meilleur souvenir à l’ISTEC ?

Question facile ! J’y ai rencontré ma femme. Nous avons 3 enfants et cela fait 25 ans maintenant que ça dure. Donc merci l’ISTEC !

Contact :  JBOTTON@spartner-agency.com

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